Gorille

“Nous partageons plus de 98 % de notre patrimoine génétique avec les grands singes.”

 

Gorille de L’Est (Gorilla beringei)

Population estimée :

Gorilles de Grauer, 2000 à 10000

Gorille de montagne, 880

Poids : mâle, 180 à 220kgs

Femelle, 90 à 100 kgs

Durée de vie : 35 à 40 ans (peu de données disponibles)

Habitat : forêt tropicale de 600 à 2900 m d’altitude pour les gorilles de Grauer, forêt tropicale de 1200 à 4100 m d’altitude pour les gorilles de montagne.

Gestation : 8 mois et demi, un petit de 2 kgs tous les 3 ou 4 ans.

Statut UICN : En danger

Le gorille de l’Est est facilement reconnaissable à son pelage plus long et plus noir, à sa tête plus noire et à la zone de pelage argenté au milieu de son dos.

Gorille de montagne
Gorille de montagne

Gorille de L’Ouest (Gorilla gorilla)

Population estimée :

Gorilles de plaine, 95000 à 150000

Gorille de Cross River, 250 à 300

Poids : mâle, 180 à 200kgs

Femelle, 60 à 80 kgs

Durée de vie : 35 à 40 ans (peu de données disponibles)

Habitat : forêt tropicale de basse altitude pour les gorilles de plaine, forêt tropicale de 400 à 1500 m d’altitude pour les gorilles de Cross River.

Gestation : 8 mois et demi, un petit de 2 kgs tous les 3 ou 4 ans.

Statut UICN : En danger critique d’extinction

Le gorille de l’Ouest est reconnaissable à son pelage plus court et gris noir, à sa tête rousse et à la zone de pelage argenté de ses épaules à ses pieds.

Gorille de plaine
Gorille de plaine

Le gorille est le plus grand et le plus puissant des grands singes. Pourtant, il n’en subsiste aujourd’hui que de petites populations, bien fragiles.

Moins de 20 % des gorilles vivent dans des aires protégées, et ce n’est pas un gage de sécurité.

Les savants européens découvrent les premiers gorilles au milieu du XIXe siècle avec un crâne et une dépouille conservée tant bien que mal. De nos jours, on en reconnaît deux espèces, chacune subdivisée en deux populations qui forment deux sous-espèces.

Les gorilles sont des animaux sociaux, à l’instar de la plupart des primates. Cependant, alors que les femelles et les immatures mènent obligatoirement une vie de groupe, tous les mâles expérimentent plusieurs années de vie solitaire au cours de leur existence. Ce sont les mâles à dos noir ou à dos argenté à l’âge adulte. Une fois dos argenté, un gorille prend la tête d’un groupe reproducteur après avoir passé plusieurs années en solitaire.

Les groupes sont de type « harem », dominés par un seul mâle à dos argenté, et parfois deux, notamment chez les gorilles de montagne, l’une des 4 sous-espèces que les spécialistes distinguent. Ces assemblées sont des entités sociales temporaires, car tous les individus qui y naissent, mâles et femelles, s’en éloignent au moment de leur maturité sexuelle. Ce phénomène est nommé dispersion natale. Les femelles adultes quittent également le mâle après quelques années de reproduction pour s’associer à un mâle solitaire ou rejoindre un autre groupe. On parle alors de dispersion secondaire.

 

Gorille de plaine, mâle dos argenté
Gorille de plaine, mâle dos argenté

Dans ce type de société, les femelles adultes d’un groupe n’ont aucun lien de parenté et ce sont les relations entre le mâle et les femelles qui maintiennent la cohésion du groupe.

Hormis les solitaires qui dorment seuls, les individus d’un même groupe font leur nid les uns à côté des autres. Les enfants dorment avec leur mère.

Globalement, au cours de la dernière décennie, environ 208 000 kilomètres carrés d’habitats favorables pour les gorilles ont disparu. On estime en particulier à plus de 50 % la perte des habitats des gorilles de la rivière Cross et des gorilles de plaine de l’Est. La fragmentation des forêts fait peser de gros risques sur les populations de gorilles, car celles qui vivent dans de très petites forêts ont des probabilités élevées de disparaitre totalement à la suite d’une catastrophe démographique (après une épidémie par exemple) ou environnementale (telle la recrudescence du braconnage). La fragmentation des forêts augmente les zones de contact avec les activités humaines, les populations de petites forêts étant proportionnellement les plus exposées. Qui plus est, la dynamique sociale de la population est perturbée, car la migration des individus à la recherche de partenaire ne peut plus se faire sur des échelles spatiales suffisantes. Les flux génétiques sont restreints et les petites populations sont sujettes à la consanguinité. Cette situation, associée à la lenteur de leur reproduction, fragilise les gorilles lorsqu’ils font face à des pressions évolutives fortes, notamment les maladies émergentes.