Bonobos

Les études menées sur les singes bonobos démontrent que ceux-ci portent haut le slogan « faites l’amour, pas la guerre »

 

Bonobo ou chimpanzé nain (Pan paniscus)

Population estimée : il n’existe actuellement aucune estimation fiable du nombre de bonobos

Taille : 0,70 à 1,00 m

Poids : 30 à 35 kg pour les femelles et jusqu’à 45 pour les mâles

Durée de vie : 40 ans en milieu naturel jusqu’à 60 ans (en captivité)

Habitat : forêt équatoriale humide et marécageuse

Gestation : 7 – 8 mois, un seul petit par portée

Statut de conservation UICN : EN En danger

98% des gènes contenus dans ses chromosomes sont identiques à ceux de l’homme. Ce qui suggère un lointain ancêtre commun.

Description du bonobo

Le bonobo est un peu plus petit et plus svelte que le chimpanzé. La partie supérieure de son corps et de ses membres est recouverte d’un poil noir. La face, sombre également, est glabre ainsi que la paume des mains et la plante des pieds. Certains spécimens ont les membres supérieurs totalement dépourvus de poils. Le visage plat est orné de deux yeux surmontés d’un bourrelet, de narines renfoncées et de lèvres proéminentes et rosées. Il arbore une curieuse coiffure avec la raie au milieu, de longs favoris et de petites oreilles rondes. Ses pattes postérieures sont plus longues que celles du chimpanzé, et ses bras, bien que musculeux semblent plus frêles. C’est le primate dont le comportement ressemble le plus à celui de l’Homme, même sur le plan sexuel.

 

bonobo Kev Chapman (2)
Bonobo. © Kev Chapman (flickr)

Habitat du bonobo

Le bonobo vit exclusivement dans la forêt équatoriale humide et marécageuse bordant le fleuve Congo au nord, les rivières Kasaï et Sankuru au sud, en République démocratique du Congo.

Comportement du bonobo

Le bonobo est un primate grégaire et social qui vit en bandes familiales de quelques dizaines d’individus. Parmi les grands singes, c’est le bonobo qui est le plus proche de l’Homme, tant sur le plan de la génétique que sur l’aspect comportemental. Il adopte plus fréquemment la position bipède que son cousin le chimpanzé. À l’inverse des autres hominidés dont les clans sont dirigés par un mâle dominant, le bonobo évolue au sein de groupes régis par un système matriarcal. Le singe est d’un naturel calme et pacifique. Les chamailleries ou les bagarres sont rares. Le comportement proche de l’humain qui prédomine chez ce singe, est… le sexe. En effet, avec l’épouillage, celui-ci joue un rôle très important dans le maintien de la cohésion sociale. Il est non seulement un exutoire aux relations conflictuelles, mais aussi employé pour des échanges plus courtois tel que le salut ou la réconciliation. Il peut servir également à exercer une pression.

 

Femelle Bonobo © Keith Roper (flickr)
Femelle Bonobo © Keith Roper (flickr)

Reproduction du bonobo

La femelle bonobo est sexuellement mature vers treize ans. Elle donne naissance à un jeune unique tous les quatre ans, au terme de 220 à 230 jours de gestation. Le jeune pèse entre 1,3 à 1,6 kg, qui reste dépendant de sa mère pendant quatre années.

 

Bonobo juvénile. © Pelican (flickr)
Bonobo juvénile. © Pelican (flickr)

Régime alimentaire du bonobo

Le bonobo est végétarien et ne consomme que très rarement de la viande. Généralement il se nourrit de fruit, de fleurs et du cœur des branches qu’il écorce. Il mange également des tiges et des feuilles de certaines plantes aquatiques. Le territoire sur lequel il évolue étant plus riche en nourriture, il utilise moins d’outils que le chimpanzé, mais sait se servir d’un bâton pour atteindre le cœur des fourmilières ou des termitières.

 

Bonobo © Becker1999 (flickr)
Bonobo © Becker1999 (flickr)

Menaces sur le bonobo

Bien qu’il ait été épargné par les guerres civiles du fait de la difficulté d’accès de son habitat, le bonobo est aujourd’hui menacé par la déforestation, la chasse car la chair des adultes est consommée en tant que viande de brousse, et par le trafic des jeunes qui sont capturés pour alimenter des collections privées ou servir d’animaux de compagnie. Personne ne sait combien de bonobos survivent dans ce territoire de moins en moins épargné. Probablement moins de 10 000. En 2005, une étude estimait que seul 23 % de l’habitat du bonobo pouvait être classé comme peu touché par les activités humaines. Si aucune action concrète n’est réalisée pour protéger le territoire du bonobo et le bonobo lui-même, les populations sauvages auront disparu dans deux ou trois décennies.

Source : www.futura-sciences.com